De nombreuses bougies ont été allumées dans toute la Loire.
Après le premier coup de gel du 15 mars, une deuxième vague s’est manifestée sur la Loire, les vendredi 27 et dimanche 29 mars.
Le vignoble nantais a eu peur mais il n’y a pas eu de catastrophe. Les températures sont restées autour de 0°C dans la nuit de jeudi à vendredi mais sont surtout descendues dimanche matin. " On était limite avec des zones qu’il a fallu protéger et d’autres non. Des sondes ont affiché - 1°C à 7h30 dans des zones très gélives. On a conservé le vent jusqu’à assez tard en fin de nuit, vers 6h du matin", partage Mathieu Jehanno, conseiller viticole à la chambre d’agriculture. Vigneron à Divatte-sur-Loire, Jean-Baptiste Morille a relevé jusqu'à - 2,4 °C vendredi matin "mais la couverture nuageuse a limité les effets du froid. Dimanche on avait - 0,4°C avec une gelée blanche au sol mais sans dégâts significatifs."
A Vallet, Stéphane David a enregistré entre " - 1°C et 0 dimanche matin mais le temps était plus sec. Même s’il a eu un peu d’eau samedi, le vent qui a suivi a permis de tout assécher. " Dans le secteur de Grandlieu, Romain Malidain est resté autour de – 0,5 °C dimanche matin tandis que sur le secteur d’Ancenis, le thermomètre est resté autour de 0°C.
A Clisson en revanche, Sylvain Paquereau fait état " d’un peu de casse la nuit de samedi à dimanche dans des clos très gélifs qui étaient pourtant protégés. Mais c’est correct en termes de pertes. La gelée du 15 mars a fait plus de mal car le temps était très humide. " Les dégâts causés par cette première gelée restent toutefois limités et sectorisés. " Il y a finalement un peu moins de casse que prévu ", estime Stéphane David. " J’avais estimé à 30 % de pertes mais ce sera plutôt autour de 10 %. On espère maintenant que ça s’arrête là ".
En Anjou-Saumur, jeudi 26 mars, selon les données de l’ATV 49, les températures annoncées sous abri faisaient craindre des pics négatifs à – 3°C dans les coins les plus froids. Au final, selon un petit sondage auprès de différents producteurs et de leur station météo, c’est la grande hétérogénéité des données qui s’impose.
Du côté de Savennières, les températures avaient déjà été très basses le 15 mars, proches des -3,5° C par endroits. Elles se sont encore promenées entre – 2 et – 1,5 ces vendredi et dimanche derniers. Dans l’Aubance, le coup de froid du 15 mars avait provoqué quelques dégâts ici ou là, mais le dernier week-end aura été plus clément.
Même chose dans la zone Martigné-Thouarcé, où les températures sont restées très légèrement positives vendredi et rassurantes dimanche.
Dans le Saumurois, les températures ont été plutôt basses par endroits vendredi matin, autour de – 3°C.
Sur l’ensemble du vignoble, une couche nuageuse bienvenue a été salvatrice dans la nuit du jeudi au vendredi. "On a allumé les tours vers 1h à -1,5 °C en température humide. C'est descendu à -2,2", relate Marie-Françoise Ratron de Souzay-Champigny. "Sur les lieux non-protégés, quelques bourgeons sont touchés". Le dimanche, les températures ont sans doute été plus douces que prévues. "Dans le Saumurois, le vent nous a bien aidé également", indique la vigneronne du Clos des Cordeliers.
Au final, Il faudra attendre quelques jours pour établir un état des lieux. Selon les données recueillies par l’ATV sur 30 parcelles, le gel du 15 mars a provoqué des dégâts sur un tiers d’entre elles, autour 10/15 %, mais pouvant monter à 40 % pour l'une d'entre elles.
Globalement, pour l’heure, aucune catastrophe n’a été annoncée. En tout cas, les tours, bougies, brûlots… et les vignerons ont été actifs pendant ces nuits.
En Touraine, la première nuit de gel du 14 au 15 mars a meurtri bien des bourgeons, pourtant encore dans leur bourre pour la plupart. En cause, une forte humidité. Dans l’appellation Chinon, les éoliennes n’ont souvent pas permis de sécher les
bourgeons. « J’ai eu 50 % de dégâts au château La Grille », indique Jean-Martin Dutour, président de l’ODG. Et le coup de froid du 27 mars a également fait des dégâts. « Nous avons jusqu’à -3°C. Sur Crouzilles notamment, des parcelles sont touchées à 10 ou 20 %. Mais une couverture nuageuse nous a sauvés. La récolte de l’AOC n’est pas impactée à ce jour ».
Dans le iignoble de Bourgueil, « il a fait -2°C le matin du 27 mars, comme le 15 mars. Mais sur ce premier gel, le ciel n’était pas couvert et il y a eu plus de dégâts, en particulier à Restigné, où un domaine a été touché à 50 % », relate Jean-Luc Duveau, président de l’ODG. A Saint-Nicolas, l'ODG n'évoque pas de dégâts pour le moment. En Touraine-Azay-le-Rideau, il a été relevé jusqu’à - 2,5°C le 27 mars. « Mais la nuit du 15 mars a touché plus de bourgeons, notamment en grolleau, qui était encore dans le coton », signale Sophie Clerc, présidente du syndicat.
Dans l’AOC Montlouis, des vignerons ont enregistré jusqu’à - 4°C le 27 mars, mais l’air était plus sec que le 15, où beaucoup de bourgeons ont gelé, en particulier sur les vignes taillées les premières. « Je crains que notre future récolte soit rognée de
30 % », confie Hervé Denis, président de la Cave des Producteurs. Dans les vignes de Vouvray, la nuit du 27 mars a été moins froide que celle du 15 mars, où la température n’est toutefois descendue qu’à -1,5°C. « Quelques bourgeons ont gelé dans des jeunes vignes, ou sur des complants, constate Denis Breussin, président de l’ODG. Le 27, nous avons bénéficié d’une couverture
nuageuse ». En AOC Touraine côté Loir-et-Cher, les nuages ont aussi permis de limiter la baisse des températures le 27 mars, mais quelques dégâts ont été relevés, s’ajoutant à ceux du 15 mars, « où il a fait jusqu’à -2,5°C, avec du gel sur chardonnay, chenin et gamay », indique Philippe Faure, directeur de l’ODG. En Coteaux du Vendômois, des dégâts ont été constatés les 27 et 29 mars. « Mais le 15 mars, nous avons eu jusqu’à -3,8°C et beaucoup d’humidité. Le gel a touché des gamays, pinots noirs, chenin », expose Pierre-François Colin, président de l’ODG. Dans l’AOC Valençay, Sébastien Vaillant, président de l’ODG, évoque jusqu’à -2°C le 27 mars, comme le 15 mars. « Quelques secteurs ont fortement gelé lors du premier gel, sur chardonnay, gamay, mais rien de catastrophique sur sauvignon. Le potentiel de récolte n’est pas entamé est à ce jour ».
Le vignoble nantais a eu peur mais il n’y a pas eu de catastrophe. Les températures sont restées autour de 0°C dans la nuit de jeudi à vendredi mais sont surtout descendues dimanche matin. " On était limite avec des zones qu’il a fallu protéger et d’autres non. Des sondes ont affiché - 1°C à 7h30 dans des zones très gélives. On a conservé le vent jusqu’à assez tard en fin de nuit, vers 6h du matin", partage Mathieu Jehanno, conseiller viticole à la chambre d’agriculture. Vigneron à Divatte-sur-Loire, Jean-Baptiste Morille a relevé jusqu'à - 2,4 °C vendredi matin "mais la couverture nuageuse a limité les effets du froid. Dimanche on avait - 0,4°C avec une gelée blanche au sol mais sans dégâts significatifs."
A Vallet, Stéphane David a enregistré entre " - 1°C et 0 dimanche matin mais le temps était plus sec. Même s’il a eu un peu d’eau samedi, le vent qui a suivi a permis de tout assécher. " Dans le secteur de Grandlieu, Romain Malidain est resté autour de – 0,5 °C dimanche matin tandis que sur le secteur d’Ancenis, le thermomètre est resté autour de 0°C.
A Clisson en revanche, Sylvain Paquereau fait état " d’un peu de casse la nuit de samedi à dimanche dans des clos très gélifs qui étaient pourtant protégés. Mais c’est correct en termes de pertes. La gelée du 15 mars a fait plus de mal car le temps était très humide. " Les dégâts causés par cette première gelée restent toutefois limités et sectorisés. " Il y a finalement un peu moins de casse que prévu ", estime Stéphane David. " J’avais estimé à 30 % de pertes mais ce sera plutôt autour de 10 %. On espère maintenant que ça s’arrête là ".
En Anjou-Saumur, jeudi 26 mars, selon les données de l’ATV 49, les températures annoncées sous abri faisaient craindre des pics négatifs à – 3°C dans les coins les plus froids. Au final, selon un petit sondage auprès de différents producteurs et de leur station météo, c’est la grande hétérogénéité des données qui s’impose.
Du côté de Savennières, les températures avaient déjà été très basses le 15 mars, proches des -3,5° C par endroits. Elles se sont encore promenées entre – 2 et – 1,5 ces vendredi et dimanche derniers. Dans l’Aubance, le coup de froid du 15 mars avait provoqué quelques dégâts ici ou là, mais le dernier week-end aura été plus clément.
Même chose dans la zone Martigné-Thouarcé, où les températures sont restées très légèrement positives vendredi et rassurantes dimanche.
Dans le Saumurois, les températures ont été plutôt basses par endroits vendredi matin, autour de – 3°C.
Sur l’ensemble du vignoble, une couche nuageuse bienvenue a été salvatrice dans la nuit du jeudi au vendredi. "On a allumé les tours vers 1h à -1,5 °C en température humide. C'est descendu à -2,2", relate Marie-Françoise Ratron de Souzay-Champigny. "Sur les lieux non-protégés, quelques bourgeons sont touchés". Le dimanche, les températures ont sans doute été plus douces que prévues. "Dans le Saumurois, le vent nous a bien aidé également", indique la vigneronne du Clos des Cordeliers.
Au final, Il faudra attendre quelques jours pour établir un état des lieux. Selon les données recueillies par l’ATV sur 30 parcelles, le gel du 15 mars a provoqué des dégâts sur un tiers d’entre elles, autour 10/15 %, mais pouvant monter à 40 % pour l'une d'entre elles.
Globalement, pour l’heure, aucune catastrophe n’a été annoncée. En tout cas, les tours, bougies, brûlots… et les vignerons ont été actifs pendant ces nuits.
En Touraine, la première nuit de gel du 14 au 15 mars a meurtri bien des bourgeons, pourtant encore dans leur bourre pour la plupart. En cause, une forte humidité. Dans l’appellation Chinon, les éoliennes n’ont souvent pas permis de sécher les
bourgeons. « J’ai eu 50 % de dégâts au château La Grille », indique Jean-Martin Dutour, président de l’ODG. Et le coup de froid du 27 mars a également fait des dégâts. « Nous avons jusqu’à -3°C. Sur Crouzilles notamment, des parcelles sont touchées à 10 ou 20 %. Mais une couverture nuageuse nous a sauvés. La récolte de l’AOC n’est pas impactée à ce jour ».
Dans le iignoble de Bourgueil, « il a fait -2°C le matin du 27 mars, comme le 15 mars. Mais sur ce premier gel, le ciel n’était pas couvert et il y a eu plus de dégâts, en particulier à Restigné, où un domaine a été touché à 50 % », relate Jean-Luc Duveau, président de l’ODG. A Saint-Nicolas, l'ODG n'évoque pas de dégâts pour le moment. En Touraine-Azay-le-Rideau, il a été relevé jusqu’à - 2,5°C le 27 mars. « Mais la nuit du 15 mars a touché plus de bourgeons, notamment en grolleau, qui était encore dans le coton », signale Sophie Clerc, présidente du syndicat.
Dans l’AOC Montlouis, des vignerons ont enregistré jusqu’à - 4°C le 27 mars, mais l’air était plus sec que le 15, où beaucoup de bourgeons ont gelé, en particulier sur les vignes taillées les premières. « Je crains que notre future récolte soit rognée de
30 % », confie Hervé Denis, président de la Cave des Producteurs. Dans les vignes de Vouvray, la nuit du 27 mars a été moins froide que celle du 15 mars, où la température n’est toutefois descendue qu’à -1,5°C. « Quelques bourgeons ont gelé dans des jeunes vignes, ou sur des complants, constate Denis Breussin, président de l’ODG. Le 27, nous avons bénéficié d’une couverture
nuageuse ». En AOC Touraine côté Loir-et-Cher, les nuages ont aussi permis de limiter la baisse des températures le 27 mars, mais quelques dégâts ont été relevés, s’ajoutant à ceux du 15 mars, « où il a fait jusqu’à -2,5°C, avec du gel sur chardonnay, chenin et gamay », indique Philippe Faure, directeur de l’ODG. En Coteaux du Vendômois, des dégâts ont été constatés les 27 et 29 mars. « Mais le 15 mars, nous avons eu jusqu’à -3,8°C et beaucoup d’humidité. Le gel a touché des gamays, pinots noirs, chenin », expose Pierre-François Colin, président de l’ODG. Dans l’AOC Valençay, Sébastien Vaillant, président de l’ODG, évoque jusqu’à -2°C le 27 mars, comme le 15 mars. « Quelques secteurs ont fortement gelé lors du premier gel, sur chardonnay, gamay, mais rien de catastrophique sur sauvignon. Le potentiel de récolte n’est pas entamé est à ce jour ».