Le site d'embouteillage de Castel-Vins à La Chapelle-Heulin dispose désormais d'une unité de désalcoolisation. Crédit : Castel-Vins.
Le marché des vins No-Low est un marché d’avenir pour Castel-Vins. Le groupe a annoncé l’implantation d’une unité de désalcoolisation sur son site de La Chapelle-Heulin. Un projet mené depuis plusieurs mois qui a nécessité 10 millions d’euros d’investissement. Ce nouvel outil repose sur une extraction douce de l’éthanol du vin et une récupération des arômes pour être réincorporés dans le vin désalcoolisé. Le produit final est ensuite stabilisé grâce à un tunnel de pasteurisation sans ajout de stabilisant chimique. « Le vin désalcoolisé ainsi obtenu est du vin, seulement du vin, sans l’alcool », indique Castel-Vins qui précise également que ce procédé limite la teneur en sucre du produit final à 30 g/L contre 50 à 60 g/L généralement constaté, le sucre permettant de compenser la perte d’équilibre des vins sans alcool.
Pour une ouverture des IGP et AOC aux No-Low
Trois postes de cavistes de chais ont été créés pour piloter ce nouvel équipement capable de produire plusieurs millions de bouteilles par an. L’entreprise entend ainsi accélérer son développement sur le marché des sans et bas alcool via ses différentes marques et maisons de vins. Elle milite par ailleurs pour la possibilité de revendiquer une indication géographique. Actuellement, il n’est possible de produire que des vins partiellement désalcoolisés en IGP Val de Loire, Comté Tolosan et Perigord. « C’est une première étape de franchie mais non seulement cette possibilité doit s’étendre plus largement aux IGP et même aux AOC, mais il faut que les vins totalement désalcoolisés gagnent des lettres de noblesse et puissent revendiquer leur origine qui signe le travail du vigneron », déclare Castel-Vins.
Adeline Le Gal
Pour une ouverture des IGP et AOC aux No-Low
Trois postes de cavistes de chais ont été créés pour piloter ce nouvel équipement capable de produire plusieurs millions de bouteilles par an. L’entreprise entend ainsi accélérer son développement sur le marché des sans et bas alcool via ses différentes marques et maisons de vins. Elle milite par ailleurs pour la possibilité de revendiquer une indication géographique. Actuellement, il n’est possible de produire que des vins partiellement désalcoolisés en IGP Val de Loire, Comté Tolosan et Perigord. « C’est une première étape de franchie mais non seulement cette possibilité doit s’étendre plus largement aux IGP et même aux AOC, mais il faut que les vins totalement désalcoolisés gagnent des lettres de noblesse et puissent revendiquer leur origine qui signe le travail du vigneron », déclare Castel-Vins.
Adeline Le Gal