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Le Vigneron du Val de Loire
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L’aspersion n’est pas de l’irrigation


Rédigé le Vendredi 22 Mai 2026


Dans le cadre du vote sur la Loi d’urgence agricole, un amendement a été poussé par la Confédération des vigneronnes et vignerons de Loire. Il a été adopté dans la nuit du 21 au 22 mai par l’Assemblée nationale. Il pose une différence entre l’aspersion et l’irrigation. Aujourd’hui la lutte anti-gel via cette technique est assimilée à de l’irrigation. Autant dire que l’enjeu était de taille face aux discussions et les crispations sur la gestion de l’eau (réserves, bassines…).
Pour Charles Pain, président-délégué de la CVVL et président de la Fédération des Associations Viticoles d’Indre-et-Loire et de la Sarthe (FAV 37-72), cette avancée va sécuriser juridiquement l’aspersion anti-gel, qui concerne plus de 500 ha dans la Loire, en particulier dans les secteurs de l’Ouest de la Touraine. “Le législateur a bien compris, grâce à ce nouvel article, qu’irrigation et aspersion sont deux pratiques très différentes par leur finalité et leur consommation d’eau. Elles n’ont pas lieu d’être assimilées, dans la mesure où l’aspersion ne se pratique que la nuit - il n’y a pas d’évaporation-, que durant la période de risque de gel de mi-mars à mi-mai, soit 1 à 5 jours par an, et que sur des sols filtrant et drainant. Surtout, 80 % de l’eau prélevée est restituée au milieu dans les 48 heures”.
L’amendement a été porté par Laurent Baumel, député d’Indre-et-Loire, qui a bien saisi le décalage entre irrigation et aspersion, et a voulu “ lever cette ambiguïté”. Le texte donne ainsi un cadre juridique à la pratique et donne des modalités de contrôle adaptées à cet usage ponctuel. “On n’imposera pas aux viticulteurs l’installation de compteurs d’eau inadaptés à la réalité de cette pratique”, indique le parlementaire. “Cela montre que lorsque les parlementaires partent de la réalité vécue par les agriculteurs et les viticulteurs, il est possible de bâtir des réponses justes et pragmatiques”.
Désormais, la balle est dans le camp du Sénat. Max Laurilleux, le président de la CVVL appelle à leur tour, les sénateurs à voter cet amendement quand le texte leur sera soumis.
 
P.T.




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