La perte de rendements a été limitée dans les vignes à bonne réserve hydrique et aux pratiques adaptées. crédit ODG Chinon
« Nous aurons des Chinon prêts à être lancés dès le début de l’année prochaine, et d’autres, plus riches et concentrés, qui pourront être mis en marché plus tard. C’est en tout cas un millésime exceptionnel, d’une belle puissance aromatique », annonce Clothilde Pain. Pour la présidente de l’ODG Chinon, ces vendanges précoces sous un soleil de plomb offriront plusieurs types de vins, y compris des cuvées fruitées aux degrés finalement plutôt sages, en phase avec les attentes de bien des consommateurs.
Côté rendements, la situation est là aussi diverse, avec parfois de bonnes surprises. « Des parcelles où les raisins se sont desséchés n’ont donné que 5hl/ha, d’autres ont produit 35 hl/ha et plus. En moyenne, cependant, on pourrait être à près de 40 hl/ha », avance Clothilde Pain.
« Cette année, contrairement au chenin, sauvignon et d’autres cépages, le cabernet franc a globalement tiré son épingle du jeu face aux températures élevées et l’échaudage, déclare Adeline Mallet, responsable du service viti-oeno à la chambre d’agriculture. Lorsque l’entretien du sol et les pratiques (rognage notamment) ont été adaptés, et sur des sols pourvus d’une bonne réserve hydrique, les vignes ont donné des rendements satisfaisants ».
Œnologue à Inovalys, en charge des contrôles maturité pour la chambre d’agriculture, Bruna Marti a observé « beaucoup d’hétérogénéité en cabernet franc dans l’AOC Chinon, selon l’exposition des parcelles, les sols, l’exploration racinaire pour l’alimentation en eau ». 2026 a été « l’année la plus chaude depuis 1959, année de création du laboratoire de Touraine ». Elle relate des « acidités exceptionnellement basses, avec parfois une disparition de l’acide malique, compromettant la malo ».
Clothilde Pain et ses confrères chinonais ont également constaté des vignes aux comportements différents, « entre coteau, plaine, plateau, sol argileux ou pas…. ». « Cet été nous confirme que nous devons nous remettre en question pour certaines parcelles, envisager de les arracher, changer de porte-greffes, adapter encore nos pratiques ».
Côté rendements, la situation est là aussi diverse, avec parfois de bonnes surprises. « Des parcelles où les raisins se sont desséchés n’ont donné que 5hl/ha, d’autres ont produit 35 hl/ha et plus. En moyenne, cependant, on pourrait être à près de 40 hl/ha », avance Clothilde Pain.
« Cette année, contrairement au chenin, sauvignon et d’autres cépages, le cabernet franc a globalement tiré son épingle du jeu face aux températures élevées et l’échaudage, déclare Adeline Mallet, responsable du service viti-oeno à la chambre d’agriculture. Lorsque l’entretien du sol et les pratiques (rognage notamment) ont été adaptés, et sur des sols pourvus d’une bonne réserve hydrique, les vignes ont donné des rendements satisfaisants ».
Œnologue à Inovalys, en charge des contrôles maturité pour la chambre d’agriculture, Bruna Marti a observé « beaucoup d’hétérogénéité en cabernet franc dans l’AOC Chinon, selon l’exposition des parcelles, les sols, l’exploration racinaire pour l’alimentation en eau ». 2026 a été « l’année la plus chaude depuis 1959, année de création du laboratoire de Touraine ». Elle relate des « acidités exceptionnellement basses, avec parfois une disparition de l’acide malique, compromettant la malo ».
Clothilde Pain et ses confrères chinonais ont également constaté des vignes aux comportements différents, « entre coteau, plaine, plateau, sol argileux ou pas…. ». « Cet été nous confirme que nous devons nous remettre en question pour certaines parcelles, envisager de les arracher, changer de porte-greffes, adapter encore nos pratiques ».
I.P.



