Menu
Suivez-nous
Facebook
Twitter
Le Vigneron du Val de Loire
L'information viticole pour les professionnels

A Montlouis-sur-Loire, on traite en Cuma pour gagner du temps


Rédigé le Vendredi 18 Mars 2016

Une vingtaine de vignerons de Montlouis utilisent les services de la Cuma du chenin.


« Grâce à la Cuma, on se déleste des traitements, de la gestion des produits phytos, de l’entretien du pulvérisateur. C’est beaucoup de temps de gagné pour la commercialisation des vins, le travail à la cave et à la vigne ». A Montlouis-sur-Loire, Jean-Daniel Kloecklé ne regrette pas d’avoir adhéré à la Cuma du Chenin, créée en 2001 sur l’appellation. Ce vigneron en bio, secrétaire de la structure, fait traiter ses vignes par la Cuma, tout comme 9 autres producteurs. « La Cuma emploie un salarié, secondé par un saisonnier si besoin, et possède un pulvérisateur Pellenc Eole 6 rangs. Nous comptons acquérir cette année le nouveau modèle de cette marque », confie Jean-Daniel Kloecklé.   
« En mutualisant les coûts, la Cuma permet d’avoir accès à des équipements performants, note Guillaume Gastaldi, conseiller viticole à la chambre d’agriculture de Maine-et-Loire, qui a évoqué la Cuma du Chenin lors du colloque sur la pulvérisation au SIVAL 2016. La Cuma apporte aussi une réflexion et une réassurance collectives sur les stratégies de traitements ». 
85 ha sont traités par la Cuma. « Les 65 ha de vignes en bio sont traitées en 30 heures , avec un même programme de produits, bouillie bordelaise, soufre, purin d’ortie en début de saison . Nous décidons ensemble des positionnements et des doses de traitements. Travailler en Cuma implique une entente parfaite. La gestion du planning peut parfois être un peu compliquée mais on joue collectif. Et la réactivité est suffisante pour bien traiter », explique  Jean-Daniel Kloecklé. Dans les vignes en conventionnel, le programme de traitement est là aussi identique pour les vignerons. 
Le coût est de 70 €/ha par passage, auquel s’ajoutent 400 €/ha/an pour les charges fixes et de structure. «La Cuma n’a pas de but lucratif. Nous sommes tous co-propriétaires des matériels par nos parts sociales », commente le vigneron. Outre les traitements, la Cuma a d’autres cordes à son arc : prétaillage, broyage, rognage, épandage, effeuillage…Au total une vingtaine de vignerons utilisent les services de la Cuma.

Ingrid Proust




Dans la même rubrique :
< >

Lundi 17 Juin 2019 - 11:13 Ils se reconvertissent dans la viticulture