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Le Vigneron du Val de Loire
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Brissac fournit aussi des barriques !


Rédigé le Jeudi 4 Novembre 2021


Bruno Boultry sélectionne les arbres qui pourront donner du bois pour la fabrication de fûts.
Bruno Boultry sélectionne les arbres qui pourront donner du bois pour la fabrication de fûts.
Sans doute personne n’y avait pensé auparavant. Ou, osé y penser. Pourtant, la ressource était bien là. A portée de mains… ou de tronçonneuses. C’est une première. La tonnellerie Allary (Charentes-Maritimes) vient de se lancer dans la commercialisation des toutes premières barriques fabriquées en bois de Brissac. Les 50 exemplaires en 225 ou 400 litres ont été livrés ce 4 novembre. Une dizaine a déjà été commandée par les Caves de la Loire, le Château de la Varière...
“L’idée de faire des tonneaux ici est partie d’une rencontre. Par hasard dans la forêt”, raconte Bruno Boutry, en charge de la gestion des 660 ha de bois, propriété de la famille Cossé de Brissac. Le massif d’un seul tenant s’étend sur 4 communes et se compose pour moitié de feuillus (essentiellement des chênes) et pour moitié de résineux.
“On vend régulièrement des arbres pour la menuiserie, la charpente. Et l’un de mes clients étaient venus avec des clients à lui, des Espagnols qui cherchaient du bois pour faire des futs à whisky. Je me suis alors dit que si on trouvait des arbres ici pour des barriques à whisky, on devait bien pouvoir faire fabriquer des futs pour le vin, en particulier pour l’appellation Anjou Villages Brissac. Du bois de Brissac pour les vins de Brissac !”.
En 2019, 30 chênes bicentenaires – parmi les variétés sessile ou pédonculé – ont donc été abattus, et confiés à la tonnellerie Allary. Une première coupe suivie d’une deuxième en 2020. Une prochaine devrait avoir lieu en 2021. Pour l’heure, Bruno Boutry explore les lieux pour dénicher des arbres de 150 à 200 ans qui correspondent au cahier des charges extrêmement exigeant pour ce genre de production. “Il ne faut pas de défauts, de nœuds, de blessures sur une hauteur de 2,5 à 3 mètres minimums”, précise le gestionnaire forestier. “Il faut beaucoup marcher dans ces bois pour trouver les bons spécimens, mais on va y arriver. On analyse chaque arbre qu’on doit enlever et on décide de sa destination : du simple bois de chauffage jusqu’aux barriques désormais Ici, on ne fait jamais de coupe rase”.
 
P.T.




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