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Le Vigneron du Val de Loire
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"Coteaux du Layon : en finir avec le vin de célébration”


Rédigé le Lundi 14 Novembre 2016

Millésime, promotion, technique. Tour d’horizon de l’actualité des Coteaux du Layon, avec le président de l'AOC, Florian Cesbron.


Les vendanges sont quasi achevées en Coteaux du Layon. Quel premier bilan peut-on tirer ? 

Je pense qu’on sera satisfait de la qualité des produits. Les degrés étaient présents ; les jus sont nets. Seul souci, le gel, en particulier, a pénalisé les volumes chez certains. Conséquence, des vignerons ont voulu assurer les volumes, en se limitant aux cuvées de printemps, entre 16 et 19  naturels. Il y aura certainement des cuvées plus concentrées, car il y a le potentiel dans les vignes, mais la plupart des producteurs en ont fait en 2015. Il y a même des vignerons qui ne vont pas faire de Layon cette année pour privilégier les secs et les bulles, en jouant sur les stocks. On verra à la déclaration de récolte, le volume final, mais… c’est la première année où j’entends que le négoce cherche des moûts – et pas mal payés… Signe qu’on ne va pas déborder. 
 

Où en est l’étude technique sur les niveaux d’alcool acquis menée avec l’IFV et l’Esa ? 
Elle vient de se terminer. On a fait déguster des vins avec des niveaux d’alcool acquis assez bas, à la fois à des professionnels et à un jury de consommateurs. La réponse est claire : le niveau d’alcool n’a pas d’impact sur la perception du goût. Ce qui a un vrai impact sur le produit, c’est l’équilibre entre l’acidité et le sucre. On va désormais s’atteler à présenter un argumentaire technique auprès de l’Inao pour faire évoluer notre cahier des charges. On va évidemment aborder cette question pour les Coteaux du Layon, mais aussi pour les Villages, voire pour les crus. 

Cet équilibre est au cœur du produit actuellement. C’est aussi ce que vous mettrez à nouveau en avant le 3 décembre à Angers…
Oui, on refait pour la troisième année un apéro-géant au théâtre le Quai à Angers, le samedi 3 décembre. Toujours à la rencontre des Angevins, à qui on propose de déguster neuf vins accompagnés d’un met différent. L’objectif, c’est de sortir du Coteaux du Layon avec le seul foie gras, et leur expliquer qu’on peut en boire plus souvent que deux fois dans l’année. En finir avec le vin de célébration pour passer à un vin d’amitié. On attend 650 à 700 personnes. Cette année, on va essayer de vendre des bouteilles. C’était une demande du public de pouvoir repartir avec quelques flacons d’un vin qui leur a plu. Pour cette soirée, la section engage 30 000 €, dont la moitié est consacré aux vins qui sont achetés et aux mets. Reste ensuite la location de la salle, la communication autour de l’évènement… C’est une somme, mais c’est une belle soirée, qui participe à la reconquête du public d’Angers pour nos vins. 
 

Ce type d’opérations a pour but de développer l’image, la notoriété du produit et donc ses ventes. Comment se porte le marché ? 
C’est plutôt équilibré. En gros, on vend chaque année ce qu’on produit. On a refait un peu de stock en 2015, car après les années 2012, 2013, on était court.  On a encore des incertitudes sur notre volume de production pour ce millésime. On sait que le négoce achète chaque année entre 20 et 25 % de la récolte. En 2015, il a acquis 10 000 hl sur les 40 000 produits. On sait aussi qu’on progresse en grande distribution, via les négociants et la coopérative – qu’on aimerait plus investie dans l’appellation au passage, car c’est un gros opérateur – à la fois en volume et en valeur. Je pense que si on stabilise notre volume à 40 000 hl, on restera sur un marché équilibré. Il faut ensuite améliorer la valorisation. 

Propos recueillis par Patrick Touchais 




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