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Diagnostic : un drone pour scanner les parcelles


Rédigé le Mercredi 22 Septembre 2021


Diagnostic : un drone pour scanner les parcelles
Peu coûteux, flexibles, rapides, les drones ont fait la preuve de leur efficacité dans bien des domaines. Et leur intérêt en viticulture là aussi n’est plus à démontrer, pour recenser les manquants ou la surveillance de symptômes de flavescence dorée par exemple. La chambre d’agriculture du Loir-et-Cher vient de lancer une prestation de diagnostic parcellaire par drone, assortie de conseils personnalisés.
« Le drone permet des diagnostics exhaustifs et précis : cartographier la vigueur cep par cep ou par zonage, détecter du mildiou ou de l’esca sur tout un vignoble, recenser les ceps improductifs…», explique Laura Eymar, conseillère viticole et œnologue à la chambre.
Des vignerons du Loir-et-Cher sont déjà intéressés par le comptage de manquants, le suivi des symptômes d’esca ou de la vigueur. « Grâce au drone, nous pourrons les aider à piloter finement la fertilisation, les couverts végétaux, l’effeuillage, l’épamprage », poursuit Laura Eymar. Le drone permettra aussi aux conseillers de mieux évaluer l’efficacité des traitements de biocontrôle, et de répondre à des demandes  de mesures de parcelle et de comptage de manquants lors de transactions.
La chambre d’agriculture compte facturer un vol de drone sur un ha à 95 € HT pour un paramètre observé (au choix : surface foliaire, ceps improductifs, surface enherbée, esca ou mildiou ou flavescence). « Les tarifs sont ensuite dégressifs, souligne Laura Eymar. Notre objectif est démocratiser le drone. »
La chambre d'agriculture du Loir-et-Cher a pris part au programme de recherches Vinodrone, financé par la région Centre Val de Loire, qui a travaillé sur l’acquisition de données (apprentissage du drone dans la détection de maladies) et l’analyse d’images aériennes, issues du spectre visible et du proche infrarouge. Ce projet a également associé  l’IFV, l’Insa de Blois, l’université d’Orléans et l’entreprise Scanopy. La chambre du Loir-et-Cher a toutefois choisi la société Chouette, plus spécialisée en suivi sanitaire, pour lancer ses diagnostics. Son drone vole à 45 m de haut pour analyser la vigueur et le taux de manquants, et à 6 m de haut pour le suivi sanitaire. Selon l’entreprise, le drone cartographie 3 ha en 30 minutes en vol bas.
I.P.

 




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