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MyBacchus lance la première bonde connectée en 2019


Rédigé le Lundi 7 Janvier 2019


Alexandre Ermenault présente le prototype de bonde connectée actuellement en développement.
Alexandre Ermenault présente le prototype de bonde connectée actuellement en développement.
C’est un petit objet qui a fait fureur cette année au pied des sapins de la région nantaise. Son nom : MyBacchus One. « C’est une bague connectée qui permet de connaître la température de la bouteille et sa température idéale de dégustation. Elle s’utilise avec une application pour smartphone pour connaître les conditions optimales de dégustation et de conservation », explique Alexandre Ermenault, fondateur de la startup MyBacchus. Pour lancer ce produit, la jeune société nantaise s’est appuyée cet automne sur une campagne de financement participatif. « Nous avons récolté 9 000 € soit 1 000 € de plus que l’objectif initial. Cela montre l’appétence des consommateurs pour les vins et pour ce type d’objet. »
Ce crowdfunding a surtout permis à MyBacchus de se faire connaître, y compris auprès des vignerons, car c’est avant tout pour eux qu’elle a vu le jour en février 2017. « A l’origine, le projet portait sur un bouchon connecté. Mais les tests ont démontré un problème de fiabilité des capteurs. Les changer aurait considérablement augmenté le prix du bouchon, comparé au prix d’une bouteille. » Sur les conseils d’un producteur, Alexandre Ermenault transforme son bouchon connecté en bonde connectée, « capable de contrôler les intrants et de les afficher en toute transparence. Installée sur une cuve ou un fût, elle mesure la température, le taux d’alcool, les gaz dissous, les gaz volatils et d’autres indicateurs. Le but est de limiter le nombre de prélèvements et de faire gagner du temps au vigneron en affichant les mesures en temps réel sur son smartphone ou son ordinateur, le bonde étant connectée soit en wifi, soit en bluetooth. Il peut ainsi apporter la preuve de l'élaboration de son vin et faire que cette transparence ne soit pas une contrainte mais une force. »
Testés pendant plusieurs mois chez deux vignerons du Muscadet, les premiers prototypes donnent « des résultats très encourageants », selon son créateur. « Nous finalisons actuellement le dossier R & D avec l’objectif de commercialiser l’outil en juin 2019, à un prix compris entre 300 et 600 €. » Pour cela, la startup lancera une levée de fonds de 300 000 € au premier trimestre. « Nous ciblons en priorité les acteurs de la filière viticole. Plus que de l’argent, nous recherchons aussi leur expertise et leur vision du monde du vin pour faire évoluer nos outils. »

A.L.G




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