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Le Vigneron du Val de Loire
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Ça passe...


Rédigé le Jeudi 2 Avril 2020


Le Val de Loire semble – globalement – avoir été épargné par la deuxième vague de matinées froides de ces derniers jours, selon les témoignages glanés ici et là. Evidemment quelques secteurs qui “gèlent avant la gelée” et des bas de parcelles afficheront sans doute quelques dégâts, mais dans l’ensemble, le pire aura été évité.
Le vignoble de Nantes a traversé cette deuxième vague de froid sans enregistrer de dégâts. Quelques bourgeons ont grillé par endroits mais les vignes ont bien résisté dans une grande majorité, notamment dans la nuit de mercredi à jeudi, l’une des plus froides de la semaine. « Nous avons mis en route le système d’aspersion assez tôt, vers minuit 30. A cette heure-ci, il faisait 1,5 °C et les températures ont varié entre – 1,5 et – 0,5°C toute la nuit », témoigne Vincent Dugué, vigneron à La Regrippière. Le secteur de Grandlieu a également été épargné par les gelées malgré « plusieurs nuits de stress », souligne Éric Chevalier, vigneron de Saint-Philbert de Grandlieu. Même constat pour Benoît Landron du côté d’Ancenis. Ses vignes situées à Ligné, Oudon et Saint-Géréon n’ont pas subi de casse malgré les - 3°C enregistrés la nuit dernière. En Vendée, aucun dégâts à déplorer non plus. « Le week-end dernier était limite au nord du département mais nous avons eu entre 2 et 3 °C la nuit dernière », indique Mathieu Coirier, président de l’AOC Fiefs Vendéens.
En Anjou-Saumur, lundi, mercredi et surtout jeudi étaient les plus risqués. Bougies, tours voire palettes chargées de vieux ceps, ont été allumés selon les secteurs. Parfois pour la première fois ce jeudi matin uniquement. Même si la température a pu descendre jusqu’a – 2, voire – 3 dans certains coins, le vignoble aurait bien résisté dans son ensemble. “On a eu la chance d’avoir beaucoup de vent ces derniers jours, et une végétation bien sèche, sinon…”, analyse un vigneron angevin.   
Plus à l’est, « nous sommes passés au travers à priori. S’il y a des dégâts ils sont très limités", souffle Francis Jourdan, président de l’ODG de Chinon. Nous avons eu la chance d’avoir un vent de nord-est et une faible hygrométrie. La température est descendue jusqu’à – 2,5 °C ». « Ce matin a été plus froid que les autres, avec -1°C environ, mais le temps sec nous a sauvés. Pour l’instant il n’y a pas de dégâts», indique Philippine Delachaux, vice-présidente de l’ODG de Bourgueil. A Saint-Nicolas-de-Bourgueil, il a fait le 2 avril autour de 0°C. « L’humidité était présente, mais pas de dégâts constatés pour le moment », signale Alexandra Genneteau, directrice de l’ODG.
Sur le vignoble de Vouvray, pas de dommages a priori non plus, à ce jour. Dans l’AOC Montlouis, « la température est descendue le 2 avril à - 2°C, mais l’humidité était basse. Il n’y a semble-t-il pas de dégâts, ou bien ils sont très localisés », relate Hervé Denis, président de la Cave des Producteurs. Sur
Amboise, les vignes n’ont pas non plus souffert, « beaucoup de bourgeons sont encore dans le coton et il y a eu peu d’humidité », constate Mathieu Plou, président du syndicat. Sur l’AOC Cheverny, ce 2 avril, « il y a eu une belle gelée blanche, avec - 2°C/-3°C, mais l' humidité  a été moins forte qu'annoncé. C’est passé sans dégâts », indique François Cazin, président de la FAV 41. Dans le Loir-et-Cher, « aucun dégât n’a été constaté malgré des températures très basses, jusqu'à - 4°C, mais avec une humidité globalement très faible », déclare Michel Badier de la chambre d’agriculture.
Désormais, les vignerons vont pouvoir souffler. Les températures des deux semaines à venir seront plus clémentes. Mais le mois d’avril ne sera pas fini. Et personne n’oublie que les dernières morsures du gel ont frappé dans la nuit du 5 au 6 mai 2019.  
 
La rédaction.




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