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Le Vigneron du Val de Loire
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La Bretagne, un argument commercial ?


Rédigé le Mardi 22 Août 2017


La coopérative des Vignerons du Pallet, représentée ici par Laurent Bouchaud (à gauche) et Jean Bosseau, propose deux vins haut de gamme : le cru communal et la cuvée « Hermine ».
La coopérative des Vignerons du Pallet, représentée ici par Laurent Bouchaud (à gauche) et Jean Bosseau, propose deux vins haut de gamme : le cru communal et la cuvée « Hermine ».

Dans le vignoble nantais, son attachement à la Bretagne est connu de tous. Militant et engagé, Maxime Chéneau, vigneron à Mouzillon, est un fervent défenseur de l'identité bretonne. Le « Gwenn Ha Du », le drapeau breton, figure d'ailleurs en bonne place sur ses bouteilles et depuis plus de 10 ans, le Vignoble Chéneau commercialise le « Breizh Gwin Gwenn » et le « Breizh Gwin Roz », des vins blancs et rosés bretons. « Cela représente 10 000 bouteilles. On est monté jusqu'à 20 000 mais nous privilégions aujourd'hui le Muscadet » explique Maxime Chéneau. Le dernier né, le « Breizh Cadet », a d'ailleurs été lancé dans cet objectif. 5 000 bouteilles de ce Muscadet Sèvre et Maine sur lie sont actuellement commercialisées.
A quelques kilomètres, au Pallet, les frères Lusseaud, affichent eux aussi leurs racines bretonnes. En 2015, ils ont d'ailleurs opté pour un nom à connotation celtique pour le lancement d'un nouvel effervescent. Des « bulles d'Armorique » baptisées « Celticae » synonymes d'un « retour au sources » pour Pierre-Yves Lusseaud. « C'est un pari personnel. Je suis parti dans l'inconnu. Mais quand je vois l’engouement qu’il y a autour je me dis que j’ai fait le bon choix. »
Miser sur la Bretagne, c'est aussi l'option choisie par la coopérative des Vignerons du Pallet. Il y a quelques mois, le collectif a lancé une nouvelle cuvée, « L'Hermine », « travaillée comme un cru, avec un cahier des charges qui lui est propre » explique Laurent Bouchaud, le président de la coopérative. « On se permet des rendements toutefois un peu plus importants, mais l'élevage dure lui entre 16 et 20 mois. Cela donne un vin soyeux et ample, racé ». Un Muscadet Sèvre et Maine de caractère vendu 7 € la bouteille, dont le nom n'a pas été choisi au hasard. « Il fait référence au passé de la commune, ancienne place forte de la Bretagne historique » poursuit Laurent Bouchaud. Pas de militantisme dans ce choix, la coopérative est « à la fois ligérienne et bretonne. Nous nous revendiquons surtout comme nantais » sourit Jean Bosseau, l'un des adhérents. Les Vignerons ne nient pas cependant que le rattachement à la marque « Bretagne » est aussi un argument commercial. Pour amplifier cet ancrage breton, ils ont même décidé d'adhérer au réseau « Produit en Bretagne » dont les bouteilles de la cuvée Hermine arborent le logo. « C'est un logo connu des consommateurs. C'est pour lui un gage de sécurité et de traçabilité » souligne Laurent Bouchaud.

Adeline Le Gal





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