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Le Vigneron du Val de Loire
L'information viticole pour les professionnels

Le lignage revenu de l’oubli


Rédigé le Mardi 10 Mai 2022


Les premiers pieds de lignage plantés par la famille Puzelat. crédit S. Manuel
Les premiers pieds de lignage plantés par la famille Puzelat. crédit S. Manuel
Pour Thierry Puzelat et ses filles Louise et Zoé, c’est l’aboutissement d’un vieux rêve. Sur une parcelle de leur domaine, près de Cheverny, ils ont planté 80 pieds de lignage, un cépage rouge disparu depuis des décennies. « Mon père avait cru en retrouver, mais n’avait pas pu concrétiser sa démarche. La littérature de la Renaissance décrit le lignage comme  un vin fin, léger et fruité. Au domaine, nous avons déjà du menu pineau, du pineau d’Aunis, du romorantin. Nous cultivons la biodiversité », sourit Thierry Puzelat. Le vigneron compte d’ici quatre ans planter 3 000 pieds de lignage, sur un demi-hectare bordé d’asperges et de fruitiers, pour en produire une cuvée en mono-cépage.
« D’après des écrits anciens, le lignage donnerait des vins à faible degré d’alcool, et il pourrait aussi être intéressant face au changement climatique », indique  François Bonhomme, caviste à Tours et co-président de l’URGC. Cet organisme soutenu par le Conseil régional a épaulé Thierry Puzelat dans son parcours du combattant technique et administratif. Permis par la découverte de deux pieds, miraculeusement rescapés, au conservatoire Inrae de Vassal-Montpellier, le retour du lignage en Val de Loire ouvre la voie à une vigne-mère. « Des micro-vinifications seront réalisées par l’IFV, et nous espérons une inscription au catalogue officiel en 2026 », annonce François Bonhomme. Une plantation de lignage est aussi prévue en 2023 à Blois, dans une vigne municipale.
D’autres cépages oubliés sont remis en avant par des passionnés du patrimoine viticole ancestral. Née de l’URGC, l’association Agir pour les cépages rares réunit en Centre Val de Loire des vignerons et des universitaires, dont certains travaillent sur le vaste projet CepAtlas. Porté par l’université de Tours, ce programme a pour buts de créer un atlas ampélographique historique de la France, avec une base documentaire d’écrits sur des cépages anciens de 1782 à 1905, et d'étudier les capacités d’adaptation de 50 cépages face au réchauffement climatique. Les chercheurs de CepAtlas imaginent également de possibles parcours oenotouristiques autour de variétés rares.
I.P




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