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Le Vigneron du Val de Loire
L'information viticole pour les professionnels

La confusion sexuelle fait de plus en plus d’adeptes


Rédigé le Mercredi 1 Juillet 2020


Elles ont bondi de 57 % en cinq ans : selon les chiffres de BASF, les vignes dotées de diffuseurs de phéromones Rak contre les tordeuses représentent cette année 2 200 hectares en Indre-et-Loire et en Loir-et-Cher. « Ce produit de biocontrôle est efficace et contribue à faire baisser l’IFT. Beaucoup de vignerons en HVE font ce choix. L’interdiction de mélange pour l’insecticide Steward en 2019 a aussi bénéficié à la confusion, explique Dominique Navereau, directeur d’Ax’Vigne. Parmi notre clientèle, les surfaces confusées ont progressé de 25 % cette année et atteignent 1 600 hectares sur l’est de l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher ». Les diffuseurs ont gagné du terrain dans les vignobles de Vouvray, la vallée du Cher, Cheverny, Touraine-Mesland, Touraine-Oisly.
A l’ouest, la confusion a aussi conquis de nouvelles parcelles à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, une AOC où elle est présente depuis longtemps. « Cette année, les surfaces confusées chez nos clients ont grimpé de 8 %, soit 350 ha au total », constate Christophe Duvnjak, directeur de la coopérative d’agrofournitures SNB. Une progression atteinte malgré la crise sanitaire. « Les chantiers de pose des diffuseurs ont été perturbés par le confinement et les mesures barrières. Nous avons donné pour consigne de ne pas être à plus de cinq personnes sur un même secteur, alors que la pose mobilise d’habitude des dizaines de vignerons et salariés », commente Christophe Duvnjak.
« Certains clients ont renoncé cette année à la confusion, par manque de main d’œuvre », confie Grégory Loras, responsable Loir-et-Cher à la Saboc. « Nous avons proposé un accompagnement à distance pour aider les vignerons », précise Dominique Navereau.
Côté prix, ils n’ont pas baissé, en dépit du développement de la confusion. « Il faut compter au moins 180 €/ha pour les Rak contre eudémis et cochylis, et c’est le même montant environ pour les Puffer, contre eudémis seulement mais avec moins de diffuseurs à poser », explique Christophe Duvnjak. On peut cependant faire baisser un peu la facture, note Grégory Loras : « après plusieurs années de confusion, il est possible de mettre moins de diffuseurs à l’ha ».
I.P.




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