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Le Vigneron du Val de Loire
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La qualité de l'eau, un enjeu pour la viticulture nantaise


Rédigé le Vendredi 27 Octobre 2017


Le contrat territorial doit permettre d'améliorer la qualité des cours d'eau et rivières, comme ici La Goulaine.
Le contrat territorial doit permettre d'améliorer la qualité des cours d'eau et rivières, comme ici La Goulaine.

C'est une première qui, hasard du calendrier, a eu lieu en plein débat sur le glyphosate. Le 10 octobre dernier, la chambre d'agriculture de Loire-Atlantique et l'Agence de l'eau Loire Bretagne ont signé le premier contrat territorial du vignoble de Nantes. Un contrat sur 5 ans, dont l'ambition est de reconquérir la qualité de l'eau en favorisant les pratiques viticoles durables.
Car oui, les cours d'eau du vignoble de Nantes, comme d'autres, n'échappent pas à la présence de produits phytosanitaires : des résidus ont été identifiés dans 12 des 13 masses d'eau du vignoble* et des macro-polluants dans 9 d'entre elles. « L'objectif est de réduire l'impact des phytosanitaires dans l'eau et de mettre en place, avec les vignerons volontaires, des solutions pour y arriver », explique Nadège Brochard-Mémain, conseillère viticole à la Chambre et chargée du pilotage technique du contrat territorial.
Concrètement, quatre actions vont être engagées d'ici à 2021. La première sera la mise en place d'animations collectives à l'échelle de micro-bassins pilotes. « Six micro-bassins seront définis, représentant maximum 30 à 40 hectares chacun », précise Nadège Brochard-Mémain. « Sur ces territoires, les vignerons qui le souhaitent pourront proposer des parcelles pour des essais sur des thématiques variées comme la qualité de pulvérisation, l'enherbement des vignes, les alternatives aux insecticides, le travail du sol, etc. Nous éditerons également quatre bulletins techniques par an pour apporter des témoignages ou rappeler les bonnes pratiques. Ils seront envoyés à tous les vignerons de Loire-Atlantique. »
En parallèle, les exploitants pourront aussi solliciter un accompagnement individuel avec diagnostic et plan d'action priorisé. Pour cela les conseillers de la Chambre ne seront pas seuls, ils s’appuieront sur des partenaires techniques « que sont les distributeurs d'agrofournitures (produits phytos). C'est aussi leur image qui est en jeu. » Des mesures pour lutter contre le ruissellement en bas des parcelles et pour aider financièrement les exploitations à évoluer dans leurs pratiques seront également instaurées.
Au total, 750 000 € seront consacrées à ces actions, principalement financés par l'Agence de l'eau et la Chambre d'agriculture. Au terme de ces cinq années, il sera procédé à une évaluation des résultats sur la base d'indicateurs comme le suivi de la qualité de l'eau et les achats de produits phytosanitaires.

A.L.G

*Les Robinets, la Divatte, la Boire, la Goulaine, la Sèvre nantaise, la Margerie, la Chantreau, la Sanguèze, la Moine et la Maine, la Logne, la Boulogne et le lac de Grandlieu, selon le Sdage, le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux Loire Bretagne.





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