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Le Vigneron du Val de Loire
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Mieux protéger les chauves-souris


Rédigé le Jeudi 5 Janvier 2023


La chauve-souris est un animal à part - c’est le seul mammifère volant - et mal connu. Ce n’est que depuis une vingtaine d’années que les chiroptères font l’objet d’études, en particulier sur leur mode de vie et de déplacement. “On en dénombre 36 espèces différentes sur le territoire métropolitain. Le Saumurois en compte une vingtaine, dont les rhinolophes, les murins”, indiquait récemment Benjamin Même-Lafond, animateur à la LPO Anjou, lors d’une conférence de presse organisée conjointement avec le Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine, pour présenter leurs actions en faveur de la préservation de ces petites bêtes protégées en France depuis 1976, et élément de biodiversité. En viticulture, par exemple, on connait leur rôle d’insecticide naturel, notamment dans la lutte contre les papillons eudemis et cochylis. Sans oublier les mouches ou les moustiques…
Le travail entre les deux structures a débuté au début des années 2010 par un recensement des gîtes d’hibernation et de reproduction des chauves-souris sur le territoire du PNR, en lien avec les propriétaires privés ou publiques. Tout au long du coteau saumurois (de Gennes à Montosreau) et ses nombreuses cavités, on dénombre des milliers d’individus, mais les populations diminuent depuis des années. Pour les techniciens, plusieurs facteurs sont en cause : la diminution du nombre d’insectes (leur nourriture), les aménagements qui leur font perdre des lieux d’hibernation et reproduction, le développement de l’éolien… Mais aussi, elles sont particulièrement vulnérables en période d’hibernation où elles ne doivent pas être dérangées. D’où le travail de protection des lieux orchestré par la LPO et le PNR. “On a réussi à passer des conventions avec les propriétaires de cavités pour que les accès soient protégés pendant l’hiver pour garantir leur tranquillité”, a expliqué Bastien Martin, technicien biodiversité au Parc naturel régional. Concrètement, il s’agit de poser des grilles ou grillages à l’entrée des troglos notamment.
Les deux structures travaillent également sur les aménagements d’urbanisme ou d’éolien notamment, car les chiroptères parcourent de nombreux kilomètres pour venir hiberner dans les caves saumuroises. Certaines en abritent plus d’un millier, venant de zones proches, mais aussi de Vendée ou des Charentes.
Enfin, pour participer à cette préservation de biodiversité, les techniciens de la LPO Anjou peuvent se déplacer chez les particuliers ou les entreprises qui accueilleraient quelques dizaines d’individus pour les conseiller : anjou.accueil@lpo.fr .




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